Lei Jun, la nouvelle star de la tech chinoise

Lei Jun, fondateur de Xiaomi

1Après la disparition aussi soudaine qu’étrange de Jack Ma, charismatique fondateur d’AliBaba, tombé en disgrâce auprès du président chinois Xi Jinping, voici Lei Jun, le nouvel entrepreneur star qui charme les Chinois.

2Fondateur et dirigeant de Xiaomi depuis 2010, Lei Jun a été classé meilleur chef d’entreprise chinois et 75ème fortune mondiale par Forbes en juin 2021.

3Lei Jun a fait de Xiaomi le 2ème fournisseur mondial de téléphones portables derrière le sud-coréen Samsung et, surtout, devant l’américain Apple ! Son principal atout ? Des prix de vente nettement plus bas. Son nouvel objectif ? Déloger Samsung de la première place… En embuscade se tiennent deux autres fabricants chinois : Oppo et Vivo

4Plusieurs controverses ont affecté Xiaomi : contrefaçons, non-respect de brevets, protection des données, liens avec le Parti Communiste Chinois… Dernière en date : le ministère de la défense de Lituanie a détecté qu’il était possible d’activer à distance des fonctionnalités de censure sur les smartphones Xiaomi… Pourtant, Lei Jun a réussi à faire retirer Xiaomi de la black list des sociétés chinoises “bannies” aux Etats-Unis. Un coup de maître !

5Lei Jun est célèbre en Chine pour sa tenue vestimentaire – T-shirt noir et jeans – mais aussi pour ses lancements type Apple. Ses discours sont devenus des événements largement suivis sur les réseaux sociaux, avec des répercussions immédiates sur le chiffre d’affaires de Xiaomi.

6Comme Steve Jobs, Lei Jun a désormais des “adeptes”, séduits par son charisme, son humilité et sa transparence, puisqu’il n’hésite pas à parler de ses difficultés et à partager des anecdotes personnelles. 

7Alors que le fondateur d’Apple concentrait l’essentiel de son investissement sur son entreprise, Lei Jun joue un rôle de Business Angel très actif sur la scène chinoise. Il a fondé Shunwei, un fonds de capital-risque dont le portefeuille compte désormais 445 entreprises tech, et a investi à titre personnel dans une trentaine de start-ups dont Duokan, le Kindle chinois.

La leçon à retenir 

Etre une star a toujours été un métier périlleux mais, en Chine, c’est un métier à très haut risque. Pourtant, “kamikaze” n’est pas un mot chinois… 

Pour aller plus loin 



Cet article vous a plu ? N’hésitez pas à le faire suivre à vos amis… Vous pouvez aussi vous abonner à notre Newsletter pour recevoir nos articles directement dans votre boîte mail chaque vendredi.