Les aspirateurs à CO2, l’espoir de la neutralité carbone 

Les “aspirateurs à CO2”, l’espoir de la neutralité carbone

1Les “aspirateurs à CO2” sont des usines de captage et de stockage de ce gaz à effet de serre, principale cause du réchauffement climatique. Ces usines ne relèvent plus de la science-fiction : elles sont expérimentées à grande échelle et financées par des investissements colossaux.

2Le principe est simple : l’air est filtré dans des “aspirateur géants” qui concentrent le CO2. Il sera ensuite soit stocké (problèmes en perspective…), soit utilisé pour produire de l’engrais, des carburants synthétiques, des bulles de soda, de la glace sèche… Trois entreprises notamment font du captage de CO2 dans l’atmosphère une réalité : Carbon Engineering (Canada),  GlobalThermostat (USA) et Climeworks (Suisse).

3Climeworks a participé en Islande au projet Carbfix, subventionné par l’Union Européenne. L’énergie renouvelable produite par la centrale géothermique de Hellisheidi, est utilisée pour aspirer le CO2 puis pour l’injecter, mélangé à de l’eau, dans les couches de basalte du sous-sol, où il se transformera naturellement en roche calcaire.Expérimentation concluante, le projet passe à la phase industrielle avec l’usine Orca qui devrait être mise en service mi-2021.

4Ces projets de captage du CO2 dans l’air ambiant ne constituent que l’une des méthodes à développer pour atteindre la neutralité carbone et tenir les engagements de l’accord de Paris, soit une hausse de moins de 2°C des températures d’ici 2100.

 

5Autre méthode à l’étude : le captage du CO2 directement dans les fumées industrielles, là où il est le plus concentré. Selon l’ADEME (agence de transition écologique française), seule une vingtaine de projets a été mise en place dans le monde, en raison de fortes contraintes techniques, géologiques, économiques, réglementaires et sociales.

6Enfin, il existe des solutions naturelles comme la production d’algues, l’érosion accélérée des roches, une agriculture plus “douce” et une reforestation intensive. Malheureusement, ces méthodes ne suffiront pas à compenser l’ampleur des émissions humaines.

7Le secteur de la transition énergétique est en plein boom avec des investissements record de 501 milliards de dollars en 2020, selon BloombergNEF. Autre signe de cet essor : après avoir déjà investi dans 45 startups, Breakthrough Energy Ventures, le fonds d’investissement spécialisé auquel participe Bill Gates, a bouclé fin janvier 2021, un second tour de table à hauteur de 1 milliard de dollars.


La leçon à retenir 

Malgré les avancées technologiques, il n’existe à ce jour aucune solution miracle sauf peut-être de changer très vite nos comportements…

Pour aller plus loin


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