La “shocking rule” de a16z : 10 dollars par minute de retard

La “shocking rule” de a16z

1 Andreessen Horowitz  (a16z pour les intimes) est l’un des fonds stars du capital risque de la Silicon Valley. Parmi leurs investissements les plus célèbres : Airbnb, Facebook, Slack ou Coinbase.

2 Créé en 2009 par Marc Andreessen et Ben Horowitz (respectivement ancien fondateur et ancien dirigeant de Netscape), a16z s’est positionné comme un des premiers fonds dirigés par des entrepreneurs pour des entrepreneurs, dans un univers alors dominé par les financiers. Pari gagné mais loin d’être évident à l’époque…

3 Pour bien marquer son respect absolu des entrepreneurs et de leur temps, a16z a mis en place une “shocking rule” symbolique mais forte : tout retard à une réunion avec des entrepreneurs est inacceptable !

4 La preuve ? Une amende de 10 dollars par minute de retardsera appliquée à tout employé d’a16z qui ne serait pas ponctuel à un rendez-vous avec un entrepreneur. Si vous arrivez avec 12 minutes de retard, même pour d’excellentes raisons, vous commencez par vous acquitter de vos 120 dollars d’amende puis vous démarrez votre réunion. Dissuasif !

5 Surprenante pour les nouvelles recrues, cette règle est une clarification sans concession : chez a16Z, le temps d’un entrepreneur vaut plus que celui d’un capital risqueur ! Marc Andreessen et Ben Horowitz ont puisé dans leurs souvenirs lorsque les capitaux risqueurs les faisaient patienter longtemps, trop longtemps… alors qu’ils avaient une entreprise à développer !

6 Au-delà de la culture, il s’agit d’un intérêt bien compris. Les fondateurs des startups les plus intéressantes pourront choisir qui va les financer, et le pari d’a16z est que ces précieux entrepreneurs choisiront des capitaux risqueurs ayant le même état d’esprit qu’eux et qui les respectent. 

7 Loin d’être un gadget, cette “shocking rule” démontre concrètement qu’a16z comprend les entrepreneurs et qu’ils sont de leur côté. Bien plus que les valeurs affichées au mur, ce sont les micro-comportements qui déterminent la réalité de la culture d’une entreprise. 


La leçon à retenir

Il n’y a pas de culture d’entreprise, il n’y a que des preuves de culture.

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