Le syndrome de la comparaison sociale

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1. Le syndrome de la comparaison sociale désigne la tendance innée des êtres humains à évaluer leurs opinions, aptitudes et performances, dans le but de se situer par rapport aux autres.

2. Ce syndrome a été étudié par Leon Festinger, psychologue social américain, auteur de la théorie des processus de comparaison sociale (1954). Selon des recherches ultérieures, la comparaison sociale est également motivée par l’amélioration de soi et la valorisation de soi.

3. Ces évaluations sont importantes car elles influencent notre compréhension d’une situation, notre appréciation de nos capacités et donc nos comportements. 

4. Première forme de comparaison : la comparaison ascendante par laquelle nous nous comparons à des personnes que nous percevons comme supérieures à nous. La motivation est ici l’amélioration de soi. 

5. Deuxième forme de comparaison : la comparaison descendante par laquelle nous nous comparons à des personnes que nous percevons comme inférieures à nous. La motivation est dans ce cas la valorisation de soi. 

6. Ces deux types de comparaison sociale peuvent avoir des effets positifs mais aussi négatifs sur l’humeur et l’estime de soi : 

Effets positifs :

  • Lorsque nous nous identifions à une personne supérieure et sommes convaincus que nous connaîtrons le même succès qu’elle (effet d’assimilation).
  • Lorsque nous nous distancions d’une personne inférieure et croyons que nous réussirons mieux qu’elle (effet de contraste).

Effets négatifs : 

  • Lorsque nous nous distancions d’une personne supérieure et pensons que nous sommes incapables de réussir comme elle (effet de contraste).
  • Lorsque nous nous identifions à une personne inférieure et craignons de nous trouver dans la même situation qu’elle (effet d’assimilation). 

7. Plus que jamais nous vivons dans la comparaison permanente, en prise avec une “réalité” de plus en plus mise en scène, loin de la version souvent moins glamour de nos vies réelles. De nombreuses études dont ”They are happier and having better lives than I am » (2012) et Facebook and self-perception (2015) montrent que, lorsque nous utilisons les réseaux sociaux, nous aboutissons à des comparaisons négatives, persuadés d’avoir de moins bonnes compétences et d’être moins attirants physiquement. Ce qui augure assez mal de notre bien-être psychologique… 

La leçon à retenir 

Pour vivre heureux, vivons cachés… des réseaux sociaux ! 

Pour aller plus loin 


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